vendredi 19 décembre 2014

Le Meilleur Appareil Photo Reflex : l'usage est votre meilleur guide



Avec des gammes reflex en constante évolution, choisir un modèle n'est pas toujours aussi évident qu'il n'y paraît. Mieux vaut mettre de côté la résolution, qui est amplement suffisante de nos jours, et plutôt vous appuyer sur vos besoins photographiques. Ainsi, les capteurs APS-C sont préférables pour l'usage de téléobjectifs, tandis qu'un CMOS 24 x 36 donnera tout son potentiel avec des focales courtes à moyennes. Partant de là, il est plus facile de faire un choix judicieux !

Les critères de choix pour le consommateur
Paradoxalement, l'achat d'un meilleur appareil photo reflex s'appuie certes sur le désir du bel objet et de sa technologie, mais le choix préalable d'une gamme optique est incontournable. Laquelle correspond à vos besoins ? Quels sont les atouts technologiques de chaque monture ? Les prix des optiques sont-ils abordables ? L'autre grand critère de choix concerne la taille du capteur envisagé. Les reflex à capteur AP5-C sont plus compacts, et présentent l'avantage de multiplier la focale par rapport au 24 x 36. 

Ainsi, un CMOS 16x24 mm (Nikon, Sony, Pentax, Sigma) multiplie par un coefficient x1,5 la focale utilisée, tandis qu'un reflex Canon à capteur 15 x 22,5 mm multiplie la focale par x1,6, sans perte de lumière. Très pratique, puisqu'un 70-200 mm devient un 105-300 mm ou un 112-320 mm ! Le reflex à capteur 24x 36 est pour sa part très apprécié pour le modelé qu'il apporte aux images, et pour sa très haute résolution, obtenue avec de meilleures performances dans les hautes sensibilités. 

Il donne le meilleur de lui même avec toutes les focales, mais c'est du grand-angle au petit téléobjectif qu'il est le plus apprécié, pour sa résolution des plus fins détails. Avec de longues focales, il est tout aussi bon, maison a souvent l'impression d'être « un peu court» avec le plein format.

Reflex plein format : plus accessibles...
Les reflex plein format 24x36 mm poursuivent leur conquête du marché, notamment avec les Canon EOSôDet Nikon D600/D610, qui ont la faveur du public, grâce à des prix agressifs. Un petit souci technologique a freiné le Nikon D600 cette année, à cause d'une pièce défectueuse, qui produisait des copeaux venant se déposer à la surface de son capteur. 

Le fabricant a réglé le problème via son SAV, et lancé dans la foulée le Nikon D610, destiné à faire oublier ces petits déboires. Les nouveaux acheteurs gagnent au passage une vitesse en rafale plus élevée (6 images/s au lieu de 5,5 images/s) et un mode silencieux plus efficace. De son côté, Sony poursuit sa conquête du marché avec son Alpha 99, mais vient de lancer également deux appareils hybrides à capteur plein format 24 x 36 : Sony Alpha 7 (24 Mpix) et Alpha 7r (36 Mpix) ! 

De quoi jeter la confusion sur le marché, car si les hybrides offrent les mêmes performances que les reflex plein format, il va y avoir une sérieuse concurrence entre les deux ! Sans compter que les hybrides sont beaucoup moins chers à produire (pas de chambre reflex à la mécanique compliquée, plus de prisme coûteux, plus de verre de visée à caler par rapport au capteur...), ce qui devrait tenter les grandes marques d'aller plus loin dans cette direction. Un capteur performant, un bon viseur électronique, et le tour est joué. 

Reste à savoir comment vont réagi ries amateurs experts, car la visée reflex conserve tout de même de sérieux atouts, notamment en extérieur quand il fait beau (les viseurs électroniques paraissent sombres dans ces conditions). Une nouvelle tendance pourrait bien se dessiner dans les mois à venir : celle des appareils "rétro". En effet, après Olympus et ses OM-D inspirés des OM des années quatre-vingts, c'est au tour de Nikon d'annoncer le Df, un reflex plein format qui reprend les codes esthétiques des fameux FE-2 et FA de la même époque. Si cette mode se poursuit, on pourrait voir arriver un Canon "New F1 -D" dans les prochains mois...

Reflex APS-C : toujours plus de résolution!
Avec des résolutions de 16 à 24 millions de pixels, les reflex demi-format (que l'on appelle couramment APS-C) ont quasiment compensé leur faiblesse par rapport à leurs cousins plein format 24 x 36 (Nikon D53OO, D7100). 

Ce segment reste le cheval de ba­taille des fabricants, qui repoussent sans cesse les possibilités des boîtiers, notamment dans les hautes sensibilités. Mais d'autres progrès sont enregistrés sur les capteurs, qui intègrent désormais des tech­nologies visant à améliorer la mise au point continue en vidéo. On parle d'autofocus hybride, puisque non contents de disposer de la technologie à mesure de contraste, certains fabricants comme Canon (EOS 70D notamment) intègrent la mise au point à corrélation de phases sur certains photo sites. 

Ainsi, l'appareil s'appuie sur les deux technologies pour continuer à faire le point quand le miroir est relevé. Un choix dif férent des Sony (Alpha 58, 65 ou 77) qui font appel à un miroir fixe semi-transparent pour obtenir une mise au point autofocus en continu (corrélation de phases par capteur séparé) durant le tournage des séquences. Il est clair que la vidéo est devenue un point important de l'évolution des reflex ! Autre caractéristique à la mode : la connectique sans fil ! 

Les reflex commencent à intégrer des puces WiFi/NFC, pour la transmission des images vers votre smartphone et votre tablette, ou pour le pilotage du boîtier via ces périphériques connectés. Et quitte à charger la partie électronique, l'ajout d'une puce GPS permet d'inscrire dans les Exifs de chaque image sa géolocalisation (Canon EOS 70D par exemple). 

Il suffit ensuite de lire les photos avec un logiciel compatible pour voir les sites de prise de vues sur Google Map, avec une excel­lente précision dans la nature (plus délicat en ville, où la vue est moins dégagée vers les satellites). Tout cela est très confortable et pratique, mais assez gourmand en énergie : la batterie de secours est utile !

La technologie à miroir semi-transparent choisie par Sony porte ses fruits en terme de vitesse et de précision de l'autofocus, tant en photo qu'en vidéo. Le tout mis en valeur par une résolution de 20 à 24 millions de pixels, pour des photos toujours plus définies, même dans les hautes sensibilités.

Sony Alpha 77
Haut de gamme de la série des reflex SLT de Sony, l'Alpha 77 brilie par sa fabrication soignée (châssis alliage de magnésium), son capteur taille APS-C de 24 millions de pixels (6 000 x 4 000 photosites), et une cadence en rafale qui atteint 12 images/s, avec AF en continu, s'il vous plaît ! Notez que ce capteur est stabilisé, offrant un gain de 2,5 à 4,5 vitesses sur l'irruption du flou de bougé. 

La technologie à miroir fixe semi-transparent du Sony Alpha 77 est utilisée par l'autofocus à corrélation de phases (19 points, dont 11 de type croisés), et reste pleinement efficace lors des séquences vidéo (Full HD1080p), même en mise au point continue. La visée est bien entendu de type électronique (2,36 millions de points), secondée par un écran orientable en tous sens, de 7,62 cm de type électronique (2,36 millions de points), secondée par un écran orientable en tous sens, de 7,62 cm de diagonale, pour 921 600 points de résolution. Niveau plage de sensibilités, le Sony Alpha 77 travaille de 100 à 16 000 ISO, et dispose d'un flash intégré NC 12 pour 100 ISO, permettant de piloter des flashs distants en mesure TTL 1 200 zones. 

Ce posemètre 1 200 zones couleur est également utilisé par la mesuré d'exposition en lumière continue. Son obturateur est un modèle 30 s à 1/8000 s, avec synchro-X au 1/250 s, très pratique pour le flash plein jour. Lors de nos tests, le Sony Alpha 77 a donné des résultats proches de l'exceptionnel en matière de respect des couleurs et de rendu dans les hautes sensibilités.
Son autofocus est un atout maître de cet appareil, tant en photo qu'en vidéo, d'autant qu'il est épaulé par une cadence en rafale supérieure à celle de bien des reflex professionnels. L'ensemble qu'il forme avec le SAL 16-50 mm f/2,8 SSM ouvre également de splendides performances en termes de qualité optique et de sou­plesse d'emploi.

Sony Alpha 65
Reprenant les bases technologiques de l'Alpha 77 dans un bottier plus abordable, le Sony Alpha 65 est équipé d'un capteur AP5-Cde 24 millions de pixels. Son autofocus à corrélation de phases (15 points, dont 3 de type croi­sés) bénéficie également du système reflex propre aux Sony, qui autorise l'AF en continu durant les séquences vidéo. 

Visée électronique (2,36 millions de points) et écran (7,62 cm de diagonale en 921600 points) sont les mêmes que sur l'Alpha 77. De même que la mesure d'exposition 1200 zones couleur. L'Alpha 65 est donc un boîtier ultra-performant, proposé à prix serré grâce à une fabrication moins ambitieuse : une très bonne affaire !

Sony Alpha 58
Avec son capteur Exmor AP5-C de 20 millions de pixels (5 456 x 3 632 photosites), le Sony Alpha 58 vous assure une qualité d'image de haut niveau, en photo comme en vidéo Full HD, même si vous débutez au reflex. 

Ce capteur est stabilisé (2,5 à 4,5 vitesses de gain sur l'arrivée du flou de bougé) et couvre une large plage de sensibilités (100 à 16 000 ISO). Son viseur électronique et son écran ACL orientable (6,86 cm de diagonale pour 460 800 points de résolution) le rendent très pratique sur le terrain, où l'on apprécie également sa légèreté. Le Sony Alpha 58 embarque la même mesure d'exposition à 1 200 zones couleur que ses aînés, et se montre apte à réaliser des rafales jusqu'à 8 i/s, appréciables en photo d'action.

Canon EOS 70D
Le Canon EOS 70D est un reflex ambitieux, qui embarque nombre de caractéristiques dédiées aux amateurs experts. Son point fort est son nouvel autofocus hybride, qui fait appel à la mesu re de contraste et à la corrélation de phases en mode vidéo, afin d'autoriser la mise au point continue.
Il dispose également d'un capteur CMOS (22,5 x 15 mm) de 20 millions de pixels (5472 x 3S48 photosites), très efficace dans les hautes sensibilités (100 à 25 600 ISO). Le viseur reflex de l'EOS 70D est à pentaprisme (couverture 98 %), et son écran (7,62 cm de diagonale pour 1 040 000 points de résolution) est particulièrement fin. Son autofocus à 19 collimateurs de type croisés est un atout pour la photo d'action (7 images/s), avec transmission WiFi des fichiers en direct.

Pentax K-30
Conçu pour offrir le maximum de spécifications haut de gamme à prix serré, le Pentax K-30 se distingue de ses concurrents par une protection « tous temps » optimale, contre les intempéries et la poussière (81 joint: d'étanchéité !). Il brille également par son vrai viseur reflex à penta prisme (couverture 100%), son écran (7,6^ cm de diagonale pour 921 000 points), et ses rafales à S images/s. Niveau capteur, il s'agit d'un CMOSAPS-Cds 16 millions de pixels (4 928 x 3 264 photosites), dont la plage de sensibilités va de 100 à 25 600 ISO. Ce capteu est stabilisé (gain jusqu'à 4vitesses), et dispose d'un mode vidéo Full HD1080p. Notez que ce boîtier s'aliments au choix par batterie Lithum Ion ou par piles/accus type M !

Pour plus d'information sur appareil photo visitez meilleurappareilphoto.com

dimanche 14 décembre 2014

La Révolutions Des Lunettes Connectées



Voir la réalité autrement, c'est-à-dire augmentée d'informations, de perceptions, de géolocalisa­tion. .. Telle est l'ambition des lunettes connectées, Google Class en tête. A la clé ? L'invention d'un rapport au monde totalement inédit, dont les contours restent cependant encore à définir.
Une révolution technologique est en marche, dont le fer de lance  n'est autre qu'une curieuse paire de lunettes dépourvue (pour  l'instant) de verres de correction. Mais tout de même vendue  (depuis mai 2014) au prix de 1500 dollars (1200 euros).  Tout se passe dans l'une des branches, bourrée de circuits électroniques et de capteurs en tout genre (micro, écouter, caméra, compas, gyroscope...).

Et dans un curieux petit cube  transparent situé juste au-dessus de l'œil droit Son rôle: donner à un image, projetée par un minuscule écran situé dans la branche. Quelle image? La version simplifiée de tout  ce qu'un smartphone propose ordinairement sur son écran !

Du coin de l'œil, l'utilisateur a ainsi accès en permanence à des textes courts, des schémas, des photos, des vidéos, etc. Tout en continuant de voir ce qui se passe devant lui.
Ici, l'affichage est piloté par commande vocale ou par glissé/tapé d'un doigt sur la branche des lunettes. Dès lors, l'utilisateur peut demander aux lunettes de prendre des photos ou de filmer ce qu'il voit devant lui. Ou encore le questionner sur son chemin pour rejoindre une adresse et voiries indications GPS s'afficher à la périphérie du champ de vision.

Difficile à imaginer? Quel intérét, au-delà de l'exploit? C'est le propre d'une révolution technologique que de poser ce genre de questions. Ultralégères (environ 40g), reliées alitement via un smartphone (par Bluetooth), les Google Glass sont les premières caméras-œil à com­mande vocale proposées au grand public. Comme leur nom l'indique, elles ont été conçues par Google — ë* pour cause : avec son moteur de recherche, le géant du Net dispose d'une formidable force de frappe au vu des milliards de données auxquelles il permet d'accéder.

Mais surtout, les Google Glass sont les premiers exemplaires d'une révolution plus vaste et qui semble désormais en marche: celle de la réalité augmentée. Soit la faculté d'ajouter à la vision naturelle toutes sortes d'informations à la demande. Dans quelle direction se trouve telle rue? Comment s'appelle cette personne qui me parle?...

La réponse pourra s'inscrire à vue d'œil, sous la forme de "mirages utiles" (graphiques, indications diverses, schémas...) s'affichant au coin de l'œil. De purement visuelle, la réalité sera augmentée d'informations "hors champ", la faisant dès lors voir tout à fait autrement... Un peu comme l'œil du Terminator, dont le film éponyme popularisa l'affichage d'informations décryptant la réalité, sauf qu'il s'agit ici de lunettes et non d'un œil électronique.

UN CONCENTRÉ DE TECHNOLOGIES DÉSORMAIS MATURES
Pour prendre lamesure de ce bouleversement annoncé, il faut regarder au-delà des GoogleGlass : les lunettes connectées de la firme de Moun­tain View ne sont que les édaireuses d'une ère nouvelle qui n'attend plus que son public. Ainsi, d'autres lunettes s'abreuvent aux mêmes technologies et visent plus loin. 

Prenez les SpaceGlasses de la société Meta. Ce qu'elles offrent aux yeux apparaîl directement dans le champ visuel, via un afficheur transparent tenant lieu de verre. De surcroît, elles intègrent une seconde caméra captant l'infrarouge, qui facilite la focalisation dans l'espace des objets et des mains. Steven Feiner, conseiller scientifique de celte société, imagine une foule d'applica­tions destinées à un large public, exploitant à fond le potentiel de la réalité augmentée.

"Pensez d'abord à la maintenance, la réparation, la construction, la cuisine..., explique ce chercheur de l'université Columbia (New York), un des "pères" de la réalité augmentée. 11 y a ensuite le tourisme, et plus généralement l'information concernant des lieux dans lesquels il sera possible de faim revivre des événements passés, historiques ou culturels, comme un concert de rock. "
Dans la même veine, les Recon Jet, de Recon Instruments, bardées de capteurs (altimètre, baromètre...), les Ora d'Optinvent et leurs deux champs de vision distincts (panoramique ou rapproché), les Star 1200 de Vuzix qui affichent les données en 3D, sans parler des lunettes Laster... Toutes s'engouffrent dans la voie ouverte par les Google Glass.

Comment expliquer ce raz-de-marée? Simple : toutes les technologies nécessaires arrivent aujourd'hui à maturité, à des prix raisonnables. Puissance de calcul équivalente à celle d'un ordinateur portable der­nier cri, mémoire de plusieurs gigaoctets, enregistrement vidéo en haute définition, communication sans fil, localisation par satellite, mesure du mouvement de la tête en temps réel... Tout cela se loge désormais dans les branches des lunettes (voir infographie). De quoi offrir aux yeux du grand public les "couches" de réalité virtuelle que seuls les militaires etlesindustrielspouvaient jusqu'ici expérimenter.

UN DON DE DOUBLE VUE À MAÎTRISER
Trouver le bon compromis entre plusieurs critères (esthétique, accep­tabilité, poids...) met les laboratoires de recherche et développement en ébullition. Pavés tactiles toujours plus précis et discrets situés sur les branches ou déportés sur un boîtier sans fil -, afficheurs à la défini­tion toujours meilleure, vitesse de traitement des images, analyse du comportement de l'utilisateur... 

Les chercheurs explorent toutes les pistes pour rendre le port des lunettes plus performant et plus naturel.Sans oublier les travaux sur la teinte des verres pour mieux faire res­sortir les informations s'y affichant. Avec, en toile de fond, l'ambition d'adapter les lunettes aux porteurs de verres correcteurs —par traitement numérique de l'image ou en superposant correction et afficheurs. Reste à savoir si le don de double vue réel-virtuel s'imposera comme allant de soi. Même pour les spécialistes de la réalité augmentée, U est difficile de faire des pronostics. 

Et ils se montrent prudents, "je pense que les Google Glass se rendront utiles surtout pour des usages industriels spécifiques, avance Elisabeth Mynatt, directrice de l'Insti-tute forPeople and Technology (université Georgia Tech, Atlanta) et référence en matière d'interaction homme-machine. Dans des situa­tions contraignantes comme l'inspection, la maintenance ou même la sécurité publique, l'accès à des informations contextualisées avec un effort minimum est un atout formidable. 

" Wendy Mackay, qui dirige à Orsay le laboratoire In-Situ (Inria-CNES-université Paris-Sud) spécialisé dans l'interaction et la visualisation, voit dans les Google Glass un support d'expérimentation, dans toutes sortes de domaines. "Récemment, j'ai travaillé à Stanford avec une équipe qui s'intéresse à l'accès à l'information dans un contexte d'urgence médicale ou de salle d'opération. Google Glass est évidemment un outil à considérer. Pour le grand public, il y a sans doute des applications à imaginer dans le domaine des loisirs, de la musique, des jeux... "

Toutefois, des questions restent en suspens. Le problème clé étant, comme le souligne Elisabeth Mynatt, "celui de l'attention de l'utili­sateur. Comment décider ce qu'il faut afficher dans sa vue et quand, sans que cela ne détourne son attention ? C'est un problème très dif­ficile à résoudre, surtout dans une logique grand public, relevant de l'intelligence artificielle. " Ni Google ni les autres entreprises préparant l'ère de la réalité augmentée ne prétendent l'avoir résolu. Surtout si l'on songe que conduire en téléphonant présente un risque... Comme ne sont pas résolues les questions éthiques et juridiques. Puis-je filmer partout et tout le temps? Puis-je refuser d'être filmé? Personne ne peut voir l'avenir qui se dessine. Même avec des lunettes high-tech...

LA REALITE AUGMENTEE

 ... d'informations sur son environnement
Avec les lurettes connectées, se promener dans une rue signifiera disposer, dans un coin de l'œil, de toutes les informations relatives à cette rue, qu'elles soient touristiques ou commerciales - ici, un appartement est à louer; là, ce bistrot propose des happy hours, etc. Sachant où se situe l'utilisateur [grâce au GPS et au Wi-Fi] et dans quelle direction il regarde, un algorithme recherche dans une base de données les informations et les localise dans le champ visuel à l'aide d'une flèche. Suivant ce que l'on cherche autour de soi, il suffira de lancer l'application ad hoc, puis de la paramétrer.

... de modes d'emploi         
Avoir sous les yeux un dispositif capable d'indiquer où et comment agir, le tout sur commande vocale, laissant ainsi les mains libres. Ce genre d'application, déjà disponible sur certains smartphones et offrant à volonté toutes sortes de modes d'emploi, est en préparation pour les lunettes connectées.

... de données sur autrui
Dans un cadre privé ou plus vraisemblablement professionnel, toute personne vue à travers les lunettes connectées peut être "décryptée". Elle est identifiée via la reconnaissance faciale, associée aux données disponibles sur Internet [profil sur les réseaux sociaux, activités...! et à l'historique de vos derniers échanges, enregistrés par les lunettes. Google a choisi de ne pas utiliser la reconnaissance des visages.

...de perceptions extrasensorielles
Certaines lunettes en cours de développement sont pourvues d'une caméra infrarouge. De quoi imaginer pouvoir, a l'instar des commandos, voir la nuit et distinguer les sources de chaleur. Ou connaître la température d'un enfant malade, par exemple. Même sans capteurs infrarouges, des caméras pourraient, grâce à des algorithmes, détecter la vitesse ou la fréquence d'un mouvement, comme celui produit par la respiration. Dans d'autres domaines, des algorithmes de traitement instantané de l'image permettraient de compter à toute vitesse la monnaie, d'estimer la valeur calorique d'un repas ou encore d'évaluer la qualité d'une soudure.

La Revolution Informatique..


Où s arrêtera la révolution informatique, qui n'en finit plus de bouleverser notre environnement et nos habitudes ? Une chose est sûre : les progrès réalisés sur les interfaces homme-machine ont ouvert de nouvelles perspectives, L'ordinateurs se fait tablette, la communication ne connaît plus délimites les objets répondent aux doigt set à l'œil. En un mot, la réalité a rejoint h science-fiction, voire l'a dépassée, puisque le moindre objet peut à présent être relié au réseau pour étendre l'éventail des possibilités. Sans oublier les bien nommés smartphones, grands moitiés de la tribu des objets connectés et nouvel embleme d'Homo connecticus.
L'ORDINATEUR A MONTER SOI-MEME
Un ordinateur en kit, dont la boîte comprend une carte mère, une carte SD de 8 Go, un clavier, un module Wi-Fi, le haut-parleur et toute la connectique allant avec: voilà ce qu'ont présenté les créateurs britanniques du projet "open source" baptisé Kano. Une fois monté, on se retrouve avec un PC miniature malin, équipé de son propre système d'exploitation. Objectif : apprendre aux enfants comme aux parents le B.A.BA de l'informatique et de la programmation. Seul bémol: le moniteur n'est pas fourni...
LE STYLO CORRECTEUR ORTHOGRAPHIQUE
Fini les lettres bourrées de fautes ! La société munichoise Lernstift a imaginé un stylo à bille rechargeable capable de repérer vos erreurs. Baptisé VibeWrite Leaming Pen, ce stylo n'a pas besoin d'être raccordé è un PC: il intègre sa propre base de données ainsi qu'un processeur et différents capteurs (gyroscope, accéléromètre) pour analyser les mouvements et reconnaître les lettres correspondantes. Le stylo vibre une fois pour une faute sur un mot, deux fois pour une faute de grammaire. Il ne reconnaît que 100 mots (d'anglais) pour l'instant, mais une seconde version en repérera 5000. D'autres langues sont envisagées.

LA BAGUE QUI VOUS PASSE LA HIGH-TECH AU DOIGT
Imaginé par une start-up californienne, cet accessoire baptisé Nod est une télécommande gestuelle et universelle qui contrôle les appareils high-tech de la mai­son. Un seul geste permet, par exemple, de changer de chaîne TV, d'augmenter le son de votre smartphone ou déjouer à un jeu vidéo. Le principe? L'intérieur de la bague, en acier inoxydable, intègre des détecteurs de mouvements, une antenne Bluetooth 4.0 Low Energy et deux processeurs qui assurent l'interprétation de micro gestes préprogrammés: rotation (pour ajuster la température d'une pièce), balayage (pour feuilleter un livre électronique), etc. Sa partie extérieure en plastique comporte, elle, un mini-écran tactile      i qu'il suffit d'effleurer pour actionner certaines corn-      ' mandes en complément des gestes. Attention, Nod n'est compatible avec les appareils domestiques que si ceux-ci sont équipés d'une connexion Bluetooth, comme les Google Glass, le thermostat Nest ou les ca­méras GoPro. Bénéficiant d'une autonomie d'une jour­née, il se recharge grâce à son socle raccordé à un PC via une prise USB. Il est disponible en 12 tailles.

CE BOITIER WI-FI REND N'IMPORTE. QUELLE IMPRIMANTE UTILISABLE A DISTANCE
Transformer une simple imprimante en imprimante réseau sans fii, voilà ce qu'au-
Itorise ce petit boîtier Wi-Fi du spécialiste californien des solu­tions réseaux, Trendnet Nom de baptême : tew-mfpi. un serveur d'impression miniature (75 x 58 x 24 mm) compatible Windows 8 et Mac OS x. Pour en profiter, il vous
suffira de relier imprimante et boîtier à l'aide d'un simple câble USB. vous pourrez dès lors scanner, faxer, imprimer depuis n'importe quel poste de travail (tablette, smartphone, ordinateur...) relié à votre réseau sans fil. A noter que te TEW-MFP1 embarque également un port Ethernet qui permet une mise en réseau ftlaire, si nécessaire.
UNE BALISE POUR NE PLUS [JAMAIS] PERDRE SES OBJETS
Cette balise intelligente créée par une jeune pousse slovaque réjouira les malheureux possesseurs d'une mémoire de poisson rouge. Tageme, c'est son nom, intègre un QR Code ainsi que la technologie sans contact NFC. Une balise que vous pourrez accrocher à n'importe quel objet, sacs, clés, vêtements... Foin de repérage GPS ici, place à la confiance ! Puisque la personne qui trouvera l'objet ainsi balisé pourra le scanner avec son smartphone et l'application dédiée (Android et iOS) afin d'avertir son propriétaire. Principal avantage du Tageme : l'absence de batterie. En précommande pour l'instant, il sera dispo­nible en janvier 2015.